TransisLab continue à prendre des mesures pour se consolider en tant que Living Lab de référence dans la zone transfrontalière du Pays Basque.
Après une première phase consacrée au lancement de projets pilotes, le laboratoire aborde aujourd'hui un moment clé : le transfert et la capitalisation des acquis. Cette avancée est un jalon dans son évolution en tant qu'écosystème d'innovation sociale, capable d'articuler des réponses collectives aux grands défis des territoires ruraux. Avec une base expérimentale solide, TransisLab émerge comme une plateforme structurante qui connecte les besoins locaux, les connaissances partagées et les politiques publiques transformatrices.
L'innovation collaborative face aux défis transfrontaliers
L'innovation sociale et territoriale évolue vers des modèles de plus en plus collaboratifs et connectés à la réalité quotidienne. Dans ce contexte, les Living Labs se sont imposés comme des espaces fondamentaux pour relever des défis complexes à travers des processus participatifs impliquant les citoyens, les administrations, le monde académique et le secteur privé. TransisLab, encadré dans la dynamique européenne de programmes tels qu'Interreg, aspire à repenser l'avenir du territoire transfrontalier à partir de l'intersection entre l'innovation, la cohésion territoriale et la participation active.
Les Living Labs sont des écosystèmes d'innovation ouverte centrés sur les personnes, où les solutions sont conçues, testées et validées dans des contextes réels. Leur méthodologie de co-création intègre la recherche à la vie quotidienne, en impliquant directement toutes les parties prenantes du territoire. Sous l'impulsion du réseau européen ENoLL, ces espaces favorisent une innovation plus inclusive, plus flexible et plus axée sur les résultats pour les communautés locales.
Au Pays Basque, cette approche prend tout son sens : il s'agit d'un territoire divisé administrativement, mais uni par des liens sociaux, économiques et culturels. La coopération transfrontalière permet de penser l'avenir ensemble, au-delà des frontières étatiques. Ainsi, les Living Labs s'intègrent parfaitement dans le programme Interreg, qui vise à promouvoir l'innovation et la cohésion régionale à travers des projets collaboratifs. Leur potentiel pour relever le défi démographique, dynamiser la transition écologique et numérique, ou encore renforcer les liens entre communautés voisines, en fait des pièces maîtresses de l'agenda européen.
Un écosystème pour expérimenter, apprendre et transformer
Lors de son premier appel, TransisLab s'est concentré sur la fragilité des personnes vivant dans des environnements ruraux, en analysant cette réalité à partir de multiples dimensions : sociales, économiques et territoriales. Après un an et demi de travail, le projet est arrivé à mi-parcours et tous les projets pilotes sont en cours, ce qui a permis de tirer des enseignements précieux et de progresser dans la consolidation du modèle. À la suite de la dernière réunion, un processus de conception active a été lancé pour façonner le laboratoire d'un point de vue intégral, en abordant sa structure de gouvernance, les services qu'il offrira, sa viabilité économique et les phases de mise en œuvre.
En termes de gouvernance, un modèle participatif est en cours de configuration afin d'impliquer les différents agents du territoire dans la prise de décision : administrations locales et régionales, universités, associations, acteurs économiques et représentants des citoyens. L'objectif est de créer un système de gestion partagée qui équilibre le leadership institutionnel et l'appropriation sociale du projet.
En ce qui concerne les services, le Living Lab développera des outils spécifiques pour diagnostiquer la vulnérabilité de la population rurale dans des domaines tels que la dépopulation, l'inégalité d'accès aux services et le vieillissement. Sur la base de ces diagnostics, des processus d'accompagnement seront mis en place pour canaliser les initiatives de transformation, en favorisant leur extension à d'autres zones rurales grâce à des méthodologies reproductibles. En outre, le laboratoire cherche non seulement à corriger les déficiences, mais aussi à activer les capacités locales et à renforcer le capital social du territoire.
Sur le plan financier, différentes voies d'autofinancement sont explorées, combinant la prestation de services à des entités publiques et privées, la participation à des programmes européens et la création d'alliances avec des acteurs locaux. L'objectif est de faire évoluer le Living Lab vers une structure durable, capable de se maintenir grâce à son utilité, sa légitimité sociale et sa capacité à mobiliser des ressources diverses.
Dans les prochains mois, les premières propositions organisationnelles seront développées, une étape clé dans la consolidation d'un cadre opérationnel robuste qui permettra, dans un second temps, d'étendre le modèle et d'évaluer son impact sur la cohésion sociale, l'inclusion territoriale et la résilience des communautés. Le 20 novembre, une session de travail se tiendra à Ficoba avec les partenaires du consortium afin de partager les progrès réalisés dans la conception du Living Lab et de comparer les premières propositions méthodologiques. Il s'agira d'un moment décisif pour affiner le modèle dans un environnement collaboratif.
(Traduit avec DeepL.com)
